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Entre « La Torche » et « Le Phare », deux canards de province aux convictions politiques fluctuantes mais ennemis, Gélidon ne sait plus où donner de la tête. Il signe le matin sous son vrai nom des éditos vengeurs, qu’il fustige le soir sous son pseudo. Il en pince pour Léontine Béjun, la femme de l’imprimeur, mais rêve d’épouser Madeleine, la fille du baron. Ce vaudeville nous plonge dans le gai marigot d’une petite société d’ambitieux provinciaux de la Belle Epoque. Les situations cocasses, les quiproquos, les dialogues, distillant un certain poison sur l’art et la manière de retourner sa veste emmènent dans une mécanique endiablée toute une équipe de personnages dessinés comme des caricatures. Une satire impertinente et pleine de gaîté, menée tambour battant par Virginie Hocq, amoureuse exaltée, et Yvan Le Bolloc’h à l’élégance naturelle, irrésistible en menteur patenté.
